Votre plat le plus rentable est photographié au téléphone, en plein service, sous la lumière jaune de la salle. Sur la carte en ligne, il passe juste après celui du voisin, qui lui a fait appel à un photographe. Une photo de plat IA comble cet écart en quelques minutes : vous décrivez le plat, l'angle et la lumière, et vous récupérez un visuel net, cadré, au format exact dont vous avez besoin.
Reste à savoir quoi écrire, et c'est là que tout se joue. Un prompt vague donne une assiette générique qui sent la banque d'images. Un prompt qui nomme la direction de la lumière, la surface et la focale donne un visuel qu'on croirait sorti d'un studio. Les onze formules qui suivent sont prêtes à copier, avec le mot à remplacer par votre plat. Si la génération d'images est nouvelle pour vous, notre guide du générateur d'images IA pose les bases que cet article suppose acquises.
La réponse courte
Un prompt culinaire efficace décrit cinq choses dans cet ordre : le plat et son contenant, l'angle de prise de vue, la lumière et sa direction, la surface et le décor, puis le rendu d'objectif. Vous ajoutez le format dans l'outil, vous générez plusieurs variantes, vous gardez la meilleure. Une trentaine de mots bien choisis valent mieux qu'un paragraphe de cent : au delà, les consignes se contredisent et le modèle en ignore une partie.
Pourquoi la photo prise en salle ne donne jamais faim
Trois causes reviennent toujours. La lumière d'abord : une salle éclairée en jaune chaud, mélangée à la lumière du jour d'une baie vitrée, donne une dominante orange que l'oeil corrige sur place mais que le capteur enregistre telle quelle. L'angle ensuite : une assiette photographiée debout, à hauteur d'adulte, écrase le plat et le fait paraître plat, au sens propre. L'arrière-plan enfin : un bout de nappe tachée, un verre à moitié vide, un ticket de caisse suffisent à faire basculer une image du côté amateur.
L'image générée corrige ces trois points d'un coup, parce que vous décidez de la lumière, de l'angle et du décor avant même que la scène existe. Elle ne corrige pas la recette et ne remplace pas la réalité : ce que vous montrez doit rester ce que vous servez, sinon le client déçu vous le fera savoir en avis. C'est la seule règle qui compte vraiment, et le reste de cet article part du principe qu'elle est respectée.
L'anatomie d'un prompt de photo culinaire
Un prompt réussi n'est pas une phrase inspirée, c'est un empilement de blocs. Chacun répond à une question que le modèle se poserait sinon à votre place, et il y répondra par le choix le plus banal de sa base d'entraînement : lumière frontale, assiette blanche, table en bois. Nommer explicitement chaque bloc, c'est reprendre ces décisions une par une.

- Le plat : son nom, ses ingrédients visibles, son contenant. Un bol en grès ne raconte pas la même chose qu'une assiette à liseré doré.
- L'angle : vue de dessus, 45 degrés, plan de côté ou macro. C'est le réglage qui change le plus le résultat.
- La lumière : sa direction et sa dureté. Soft diffused daylight from the left ne donne pas la même image que hard single light from the top right.
- La surface et le décor : bois usé, marbre, ardoise, nappe de lin, plus deux accessoires au maximum.
- L'objectif : la focale et la profondeur de champ, ces deux mots apportent le flou d'arrière-plan qui fait le rendu professionnel.
- Le format : il se choisit dans l'outil, pas dans la phrase, et il se décide avant la génération.
Un détail pratique : les modèles d'image comprennent mieux l'anglais, parce que la quasi totalité des légendes sur lesquelles ils ont appris sont anglaises. Les prompts ci dessous sont donc rédigés en anglais, avec le nom de votre plat à insérer, que vous pouvez laisser en français. Dans EasyVids, le bouton d'aide à l'écriture du prompt produit lui aussi sa proposition en anglais, pour la même raison.
Les 4 cadrages qui couvrent presque toute une carte
Commencez par ces quatre là. Une brasserie complète, entrées comprises, se photographie entièrement avec ces angles. Remplacez la partie entre crochets par votre plat, en une courte description plutôt qu'un nom de carte : slow braised beef cheek with mashed potato fonctionne mieux que notre joue de boeuf maison.
Prompt 1. La vue de dessus, pour les assiettes rondes et les bols. Top down flat lay photograph of [votre plat] on a matte ceramic plate, centred composition, soft diffused daylight coming from the left, pale linen tablecloth, scattered fresh herbs and a folded napkin, shallow depth of field, natural colours, 50mm lens, sharp focus, appetising food photography. C'est le cadrage le plus tolérant : il pardonne un dressage imparfait et remplit bien un carré.
Prompt 2. Les 45 degrés, le cadrage de carte par excellence. Food photograph of [votre plat] shot at a 45 degree angle, plated on a wide rimmed white porcelain plate, warm side light with a soft shadow to the right, dark wooden table, blurred restaurant background with warm bokeh, 85mm lens, shallow depth of field, professional restaurant menu photography. C'est l'angle auquel un client voit son assiette en s'asseyant, donc celui qui déclenche la commande.
Prompt 3. Le macro, pour vendre une texture. Extreme close up macro photograph of [votre plat], filling the frame, visible texture and crumbs, glistening sauce catching the light, soft window light from behind, dark neutral background, 100mm macro lens, very shallow depth of field, ultra sharp details. Réservez le à ce qui se joue en surface : un fondant, une croûte, un gratiné.
Prompt 4. Le plan de côté, pour tout ce qui a de la hauteur. Side view eye level photograph of [votre plat], all layers clearly visible and stacked, a thin drizzle running down the side, plain warm grey background, soft key light from the upper left with a gentle fill, matte slate surface, 85mm lens, studio food photography, crisp edges. Burgers, pancakes, gâteaux à étages et verrines n'existent qu'à cet angle.
3 prompts pour la livraison, l'ambiance et les boissons
Prompt 5. La vignette de plateforme de livraison. Studio product photograph of [votre plat] served in its takeaway container, centred on a plain light grey seamless background, even soft box lighting with no harsh shadows, no props, square composition with generous empty margins, high key catalogue style, very sharp. Les vignettes de commande s'affichent petites et rognées : un fond neutre et des marges généreuses tiennent le choc du recadrage automatique.
Prompt 6. L'ambiance bistrot, pour la page d'accueil et les réseaux. Rustic food photograph of [votre plat] served on a worn wooden board, warm low key light from a window on the right, linen cloth, vintage cutlery, a glass of water out of focus in the background, deep shadows, moody bistro atmosphere, 35mm lens, subtle film grain. Ce prompt vend l'endroit autant que le plat, ce qui en fait un bon visuel de couverture.
Prompt 7. La boisson, avec la condensation qui fait tout. Photograph of [votre boisson] in a tall clear glass, condensation drops on the glass, ice cubes and a citrus slice, backlit against a bright window, light haze, pale marble counter, cool colour grading, 85mm lens, refreshing summer drink advertising. Le contre-jour est le secret des photos de boissons : il allume le liquide au lieu de l'aplatir.
4 prompts pour les réseaux sociaux et la publicité
Prompt 8. La story verticale, avec de la vapeur. Vertical photograph of [votre plat] steaming hot, thin visible steam rising against a dark background, dramatic side light, the hands of a chef holding the plate at the bottom edge, top half of the frame kept empty for text, 9:16 composition, cinematic food photography. Réserver la moitié haute au texte évite d'avoir à recadrer ensuite.
Prompt 9. Le rendu sombre, pour un plat de caractère. Dark and moody photograph of [votre plat] on a black slate plate, single hard light from the top right, deep black background, dark stone surface, dusted spices scattered around, strong contrast, rich shadows, fine art food photography, 100mm lens. Ce style se remarque dans un fil d'actualité saturé de blanc, à condition de ne pas l'appliquer à toute la carte.
Prompt 10. La table partagée, pour une offre de groupe. Overhead photograph of a shared table with [votre plat] in the centre and three smaller side dishes around it, two pairs of hands reaching in, warm afternoon daylight, terracotta plates, textured beige tablecloth, natural lifestyle food photography, slight motion blur in the hands. Les mains dans le cadre apportent la vie qui manque à la plupart des images générées.
Prompt 11. La photo publicitaire avec une zone de texte. Advertising photograph of [votre plat] placed in the lower right third of the frame, large clean empty area in the upper left for a headline, plain deep green background, soft directional light, subtle drop shadow, minimal props, commercial food photography, 16:9 composition. Demander l'espace vide dès le prompt évite de coller un titre sur une sauce. La même logique, appliquée à d'autres secteurs, se retrouve dans nos formules de prompts pour la photo produit.
Partir de la photo de votre vrai plat
La génération à partir d'un texte seul invente le plat. Pour un restaurant, l'intérêt est souvent ailleurs : garder votre recette, votre dressage et votre vaisselle, et ne remplacer que la lumière et le décor. C'est le rôle des images de référence. Vous déposez une photo prise au téléphone, vous décrivez la scène que vous voulez autour, et le modèle s'appuie sur votre cliché au lieu d'imaginer le sien. La méthode complète, avec les précautions de prise de vue, est détaillée dans notre tutoriel pour transformer une photo smartphone en visuel de boutique.
Deux choses à savoir avant d'essayer. Tous les modèles ne lisent pas les images de référence : ceux qui ne le font pas ignorent purement et simplement ce que vous déposez, et EasyVids refuse la génération au lieu de vous la facturer pour rien. Et dès qu'une référence est jointe, la génération ne rend plus qu'une seule image au lieu de plusieurs variantes. Cadrez donc votre photo d'origine avec soin : plat entier, sans reflet de flash, pris d'un angle proche de celui que vous visez.
Le format se décide avant de générer, jamais après
C'est l'erreur la plus coûteuse en temps. Une image générée en horizontal puis rognée en carré perd un bord de l'assiette ou tout le décor qui la mettait en valeur. Les modèles d'image d'EasyVids proposent le carré, le vertical, l'horizontal et, selon le modèle, les formats classiques 4:3 et 3:4 : choisissez celui de la destination finale avant de lancer, quitte à générer deux fois le même plat dans deux formats.

Générez ensuite plusieurs variantes du même prompt plutôt qu'une seule. Certains modèles rendent jusqu'à six images en une fois, et sur nos générations, c'est la troisième ou la quatrième qui finit retenue bien plus souvent que la première. Une image ratée coûte une poignée de crédits, une séance photo ratée coûte une journée : le détail des formules se consulte sur la page des tarifs, et des crédits sont offerts à l'inscription pour tester la méthode sur votre propre carte.
Les détails qui trahissent une photo de plat générée
Un lecteur repère une image de synthèse en une seconde, souvent sans savoir dire pourquoi. En photo culinaire, les indices sont toujours les mêmes, et trois d'entre eux se corrigent directement dans le prompt.

- Les couverts et les mains restent le point faible des modèles : sortez les du cadre ou serrez le cadrage sur le plat.
- Le texte d'une étiquette ou d'une ardoise part souvent en charabia : n'en demandez aucun, ajoutez le ensuite par dessus l'image.
- La perfection absolue trahit : réclamez une miette, une trace de sauce sur le bord, une nappe légèrement froissée.
- Les portions surhumaines et les garnitures empilées font douter : nommez la portion réelle, limitez le décor à deux objets.
- Le style qui change d'un plat à l'autre casse une carte : gardez la même lumière et la même surface pour toute une série.
Ce que vous pouvez publier sans tromper personne
La règle de fond tient en une phrase : l'image doit correspondre à ce que le client recevra. Les consignes de contenu photo publiées par Google dans le centre d'aide des fiches d'établissement demandent que les images représentent fidèlement l'établissement et ce qu'il propose, et une photo trop éloignée du plat servi expose à un signalement comme à des avis négatifs. Le même centre d'aide indique que les fiches accompagnées de photos reçoivent davantage de demandes d'itinéraire et de clics vers le site.
Sur les réseaux, la question n'est pas la légalité mais l'étiquetage. Les règles communautaires de TikTok sur les médias de synthèse imposent depuis 2023 de signaler les contenus réalistes générés par intelligence artificielle, et Meta applique un marquage comparable sur ses plateformes. Une photo de plat clairement identifiée comme illustration ne pose aucun problème ; la même image présentée comme le cliché du service du soir en pose un. Dans le doute, une mention courte dans la légende suffit.
De la photo au plan de quelques secondes
Une fois l'image validée, elle ne s'arrête pas là. La même photo sert de point de départ à un plan animé : une vapeur qui monte, une sauce qui coule, un lent mouvement de caméra autour de l'assiette. C'est exactement ce qui alimente une story ou une publicité courte, sans tournage ni matériel, et notre guide pour animer une photo avec l'IA détaille les mouvements qui fonctionnent et ceux qui déforment le sujet. Le texte promotionnel, lui, s'ajoute ensuite dans l'éditeur vidéo, jamais dans le prompt.
Questions fréquentes
Faut-il savoir écrire en anglais pour ces prompts ?
Non. Les onze formules ci dessus sont complètes : vous remplacez seulement la partie entre crochets, et le nom de votre plat peut rester en français. Si vous préférez tout écrire en français, l'assistant d'écriture de prompt d'EasyVids traduit et enrichit votre idée avant la génération.
Combien d'images faut-il générer pour obtenir une photo utilisable ?
Comptez trois à six variantes par plat avec le même prompt, puis une ou deux relances en ajustant un seul mot, souvent celui de la lumière. Changer plusieurs paramètres à la fois vous empêche de savoir lequel a amélioré le résultat.
Peut-on obtenir exactement le même style sur toute une carte ?
Oui, en gardant la même phrase de lumière, la même surface et le même objectif pour tous les plats, et en ne changeant que la description du plat. C'est ce qui donne l'impression d'une série photographiée le même jour par la même personne.
Une image générée peut-elle être reconnue comme telle ?
En partie. Google DeepMind indique que les images produites par ses modèles portent un filigrane invisible, appelé SynthID, détectable par ses propres outils. Les métadonnées d'origine peuvent aussi indiquer la provenance d'un fichier. Mieux vaut donc assumer l'usage de l'IA que compter sur le fait qu'il passe inaperçu.
Ces photos conviennent-elles à un menu imprimé ?
Oui, à condition de générer dans une définition élevée et dans un format portrait ou carré proche de l'emplacement final. Un visuel destiné au papier se juge à taille réelle avant impression : ce qui passe sur un écran de téléphone peut manquer de détail sur une carte tenue à trente centimètres des yeux.
La photo culinaire n'a jamais été une affaire de matériel, mais de décisions : où placer la lumière, à quelle hauteur se mettre, quoi laisser hors du cadre. Écrire un prompt, c'est prendre ces mêmes décisions avec des mots. Commencez par un seul plat, celui que vous vendez le plus, et testez les quatre cadrages de la première liste. Créer un compte suffit pour lancer vos premières séries, et le studio EasyVids réunit la génération d'images, l'animation et le montage au même endroit.
