Votre vidéo est prête, il ne manque que les sous-titres. Vous préparez un fichier SRT, vous le déposez sur la plateforme, et rien ne se passe comme prévu : le fichier est refusé, ou bien il est accepté mais les phrases arrivent deux secondes trop tard, avec des accents changés en symboles. C'est agaçant, parce que ce format est l'un des plus simples qui existent.
Cette page est une fiche technique, pas un tour d'horizon. Vous y trouverez la structure exacte d'un fichier SRT ligne par ligne, un exemple complet à recopier, les trois façons d'en produire un, la méthode pour diagnostiquer un décalage, le piège d'encodage qui casse les accents, et la marche à suivre plateforme par plateforme. Gardez-la sous la main : la plupart des ennuis de sous-titres se règlent en quelques minutes quand on sait quoi regarder.
La réponse courte
Un fichier SRT est un fichier de texte brut, d'extension .srt, composé d'une suite de blocs. Chaque bloc contient un numéro d'ordre, une ligne d'horodatage au format hh:mm:ss,mmm suivie d'une flèche puis d'un second horodatage, une ou deux lignes de texte, et une ligne vide qui ferme le bloc. Rien d'autre : ni police, ni couleur, ni position. Vous l'ouvrez dans n'importe quel éditeur de texte, vous le corrigez à la main, vous l'enregistrez en UTF-8. C'est le format que presque toutes les plateformes vidéo acceptent, et celui que le panneau Sous-titres de l'éditeur en ligne du studio de création EasyVids sait importer.
Ce que contient un fichier SRT, ligne par ligne
Un fichier SRT ne contient qu'une seule chose, répétée autant de fois qu'il y a de sous-titres : un bloc. La difficulté n'est donc jamais la complexité du format, elle vient toujours d'un détail de ponctuation ou d'un saut de ligne manquant. Voici ce que contient un bloc, dans un ordre qui ne se discute pas.
- Le numéro d'ordre. Un entier seul sur sa ligne, qui commence à 1 et augmente de un en un. Il sert de repère au lecteur et facilite les corrections à la main.
- L'horodatage de début. Écrit hh:mm:ss,mmm. Les heures, les minutes et les secondes tiennent toujours sur deux chiffres, les millisecondes sur trois, et le séparateur des millièmes est une virgule, jamais un point.
- La flèche. Deux tirets courts suivis d'un chevron, entourés d'une espace de chaque côté. C'est elle qui sépare le temps de début du temps de fin.
- L'horodatage de fin. Même écriture stricte. Il doit être postérieur au début, faute de quoi le bloc est ignoré par la plupart des lecteurs.
- Le texte. Une ligne, deux au maximum dans l'usage courant. Aucune mise en forme n'est garantie : le format ne transporte ni police, ni couleur, ni placement à l'écran.
- La ligne vide. Elle ferme le bloc. Sans elle, deux sous-titres voisins fusionnent et tout le reste du fichier part de travers.

Deux conséquences pratiques découlent de cette simplicité. D'abord, un fichier SRT se répare dans le Bloc-notes : vous n'avez besoin d'aucun logiciel spécialisé pour changer un mot ou avancer un horodatage. Ensuite, tout ce qui relève du style se décide ailleurs, dans le lecteur ou dans le montage. Un SRT ne saura jamais mettre un mot en jaune, ni remonter une phrase au-dessus d'un logo. La police, la taille et le contraste se règlent donc au moment du montage, et notre guide du choix de police pour les sous-titres donne les valeurs qui restent lisibles sur chaque plateforme.
Un exemple de fichier SRT complet
Voici trois blocs réels, tels qu'ils apparaissent dans le fichier. Recopiez-les dans un éditeur de texte, enregistrez le tout sous le nom de votre choix avec l'extension .srt, et vous obtenez un fichier valide, prêt à être déposé.
- 1
- 00:00:00,000 --> 00:00:02,320
- Bienvenue dans ce guide des sous-titres.
- (ligne vide)
- 2
- 00:00:02,400 --> 00:00:05,760
- Un fichier SRT tient en trois éléments :
- un numéro, un horodatage, un texte.
- (ligne vide)
- 3
- 00:00:05,880 --> 00:00:09,040
- Le bloc suivant reprend au numéro suivant,
- et ainsi de suite jusqu'à la fin.
Trois détails méritent votre attention dans cet exemple. Le deuxième bloc occupe deux lignes de texte, ce qui est autorisé et même recommandé dès qu'une phrase dépasse la largeur confortable de l'écran. Les blocs ne se chevauchent pas : chaque sous-titre se termine avant que le suivant ne commence. Enfin, il n'y a aucun espace parasite devant les numéros et aucune tabulation nulle part, deux fautes invisibles à l'oeil qui font échouer les analyseurs les plus stricts.
Les règles que les lecteurs appliquent vraiment
Le SRT n'a jamais fait l'objet d'une norme publiée par un organisme officiel. Chaque lecteur applique donc sa propre tolérance, et c'est la source de la moitié des mauvaises surprises. Certains acceptent un point à la place de la virgule, d'autres non. Certains se passent du numéro d'ordre, d'autres le réclament. La documentation de Vimeo est explicite : le fichier doit commencer par l'identifiant numérique du premier bloc, les heures, les minutes et les secondes s'écrivent toujours sur deux caractères, et les millisecondes sur trois, comme le détaille sa fiche sur les types de fichiers de sous-titres.
De notre côté, l'importateur de l'éditeur a été écrit pour être accueillant, parce qu'un fichier venu d'ailleurs est rarement parfait. Voici précisément ce qu'il pardonne, et ce qu'il refuse.
- Les fins de ligne Windows et Unix passent sans distinction.
- Le point est accepté à la place de la virgule dans l'horodatage, mais la virgule reste la forme canonique.
- Les millisecondes peuvent compter un, deux ou trois chiffres ; trois est la seule écriture sûre partout.
- Le numéro d'ordre est facultatif à l'import, mais son absence fait échouer certaines plateformes de publication.
- Un bloc dont le temps de fin précède ou égale le temps de début est écarté, et compté comme entrée ignorée.
- Un bloc sans texte est écarté de la même façon : un horodatage seul ne fabrique pas un sous-titre.
La règle de survie tient en une phrase : écrivez le fichier le plus strict possible, et laissez la tolérance aux lecteurs. Un fichier canonique passe partout. Un fichier approximatif passe chez vous et échoue chez votre client, ce qui est la pire des situations puisque vous ne voyez jamais le problème.
SRT, VTT, ASS et SBV : lequel choisir
Vous croiserez d'autres extensions au moment d'exporter des sous-titres, et le choix a des conséquences concrètes. Le WebVTT est le format du web : il commence par une ligne WEBVTT, sépare les millièmes par un point, et sait porter un peu de style et de positionnement. L'ASS vient du sous-titrage d'animation : il gère les polices, les contours, le placement au pixel, et se fait refuser par la plupart des plateformes de publication. Le SBV est une écriture minimaliste, sans numéro ni flèche, que YouTube accepte. Aucun de ces formats ne fabrique en revanche les sous-titres animés mot à mot que l'on voit passer sur les réseaux : cet effet se construit au montage, et notre guide des sous-titres animés mot à mot en donne la recette.

Le bon réflexe est de garder le SRT comme format d'échange et de ne convertir que si la destination l'exige. Il voyage entre les logiciels de montage, les plateformes et les traducteurs sans rien perdre, précisément parce qu'il ne transporte presque rien. Si vos vidéos sont produites de bout en bout par une chaîne automatisée, notre guide du générateur vidéo par intelligence artificielle montre à quel moment le sous-titrage vient s'insérer dans cette chaîne.
Trois façons de créer un fichier SRT
Selon la longueur de votre vidéo et la précision attendue, trois chemins mènent au même fichier. Ils ne demandent ni le même temps, ni la même attention.
- À la main, dans un éditeur de texte. Vous lisez la vidéo, vous relevez les temps, vous écrivez les blocs. C'est gratuit et exact, mais cela devient vite pénible au-delà de quelques minutes de contenu. Réservez cette méthode aux corrections ponctuelles.
- Depuis votre script, si vous l'avez écrit avant de tourner. Vous découpez le texte en segments courts, puis vous posez les temps en écoutant la voix. C'est la voie la plus rapide sur une vidéo de narration, parce que le texte est déjà propre et sans hésitation.
- Par transcription automatique. Un moteur écoute la bande son et produit directement les blocs numérotés et horodatés. C'est le chemin le plus rapide, et il demande toujours une relecture : les noms propres, les chiffres et la ponctuation restent les trois points faibles de toute transcription.
Dans les trois cas, la relecture est le vrai travail. Une transcription automatique vous fait gagner l'essentiel du temps de saisie, pas celui de la vérification. Si votre vidéo repose sur une narration, notre guide de la voix off naturelle explique comment écrire un texte qui se découpe proprement en segments courts, ce qui allège d'autant le découpage des sous-titres.
Écrire des sous-titres qui se lisent vraiment
Un fichier valide n'est pas encore un bon sous-titrage. Le spectateur doit avoir le temps de lire sans quitter l'image des yeux, ce qui est un exercice d'équilibre. Les chartes professionnelles se rejoignent depuis longtemps sur quelques repères simples, et ils valent aussi pour une vidéo verticale de trente secondes. Certaines vidéos rendent d'ailleurs le sous-titrage indispensable plutôt que confortable, à commencer par celles qui reposent sur une narration chuchotée, dont notre guide des voix ASMR générées par IA explique la fabrication.
- Deux lignes au maximum par bloc, jamais trois.
- Des lignes courtes : les chartes de diffusion se situent entre trente-sept et quarante-deux caractères selon les cas, et il faut descendre encore sur une vidéo verticale, où la largeur utile est réduite.
- Un temps d'affichage proportionnel à la longueur : un bloc de quatre mots supporte un peu plus d'une seconde, un bloc de deux lignes pleines en réclame trois ou quatre.
- Une coupure de ligne qui respecte la syntaxe : on ne sépare pas un article de son nom, ni un verbe de son auxiliaire.
- Un bloc par idée, calé sur la respiration de la personne qui parle, plutôt qu'un découpage mécanique tous les sept mots.
- Aucun texte qui traîne à l'écran après la fin de la phrase : un sous-titre orphelin attire l'oeil et casse le rythme.
Diagnostiquer un fichier SRT décalé
Quand les sous-titres ne tombent pas au bon moment, la première question n'est pas comment corriger, mais quel type de décalage vous avez sous les yeux. Comparez le premier sous-titre et le dernier. Si l'écart est identique aux deux bouts, la panne est simple. S'il grandit au fil de la vidéo, elle est d'une autre nature, et aucun décalage global ne la réglera.

Un retard constant vient presque toujours d'un point de départ qui a changé : un générique ajouté, quelques secondes coupées à l'ouverture, une version longue devenue courte. On décale alors tous les horodatages du même temps, et l'affaire est close. Une dérive progressive trahit une différence de cadence d'images ou de vitesse entre la vidéo qui a servi à écrire les sous-titres et celle que vous publiez. Il faut alors rééchelonner les temps, c'est-à-dire les multiplier par un facteur, ce que la plupart des outils de sous-titrage savent faire en deux clics.
L'encodage, le piège qui casse les accents
Voilà l'erreur la plus fréquente et la plus mal comprise. Un fichier SRT ne déclare nulle part son encodage : le lecteur doit le deviner. Si vous l'enregistrez dans le jeu de caractères par défaut de votre système plutôt qu'en UTF-8, les lettres accentuées se transforment en suites de symboles chez celui qui l'ouvre autrement. L'aide de YouTube est catégorique sur ses formats de base : le fichier doit être en UTF-8 simple, et aucune information de style n'est reconnue, comme l'indique sa page sur les fichiers de sous-titres acceptés.
La marche à suivre est courte. Dans votre éditeur de texte, choisissez Enregistrer sous, puis UTF-8, de préférence sans marque d'ordre d'octets : ces quelques octets invisibles placés en tête de fichier gênent encore certains analyseurs stricts. Vérifiez ensuite un mot accentué dans un autre lecteur que celui qui a servi à l'écriture. Si les accents tiennent là, ils tiendront partout.
Ajouter un fichier SRT sur chaque plateforme
Les plateformes ne traitent pas les sous-titres de la même manière, et la différence n'a rien de cosmétique. Un fichier attaché reste du texte : le spectateur l'active ou le coupe, les moteurs de recherche le lisent, et il se traduit sans retoucher l'image. Un texte incrusté fait partie des pixels : il s'affiche toujours, partout, mais il ne se retire plus. Quand les deux voies sont ouvertes, le fichier attaché vaut mieux. Quand la plateforme n'accepte aucun fichier, ou quand vous tenez à maîtriser l'apparence du texte, l'incrustation reste la seule voie, et notre méthode pour incruster des sous-titres qui tiennent sur toutes les plateformes donne les réglages de lisibilité à respecter.
- YouTube. Dans YouTube Studio, ouvrez le menu Sous-titres, choisissez la vidéo, ajoutez la langue, puis Envoyer un fichier et l'option avec chronologie. Le SRT fait partie des formats de base acceptés.
- Vimeo. Le SRT et le WebVTT sont acceptés, le second étant celui que la plateforme recommande. Les horodatages doivent respecter l'écriture stricte, deux chiffres pour les heures, les minutes et les secondes, trois pour les millisecondes.
- LinkedIn. La publication d'une vidéo sous-titrée se fait depuis un ordinateur : vous attachez le fichier avant de publier, et le format demandé est le SRT.
- Facebook. Le nom du fichier obéit à une règle stricte, de la forme nomdufichier.[code de langue]_[code de pays].srt, avec la langue en minuscules et le pays en majuscules.
- Instagram et TikTok. Leurs aides ne documentent pas d'import de fichier de sous-titres. Ces applications proposent des sous-titres automatiques, et la voie fiable pour maîtriser le style reste d'incruster le texte dans l'image avant la mise en ligne.
Un exemple vaut mieux qu'une explication : une piste anglaise des États-Unis se nomme video.en_US.srt selon cette convention, et le même fichier renommé simplement video.srt sera rejeté, comme le rappelle l'aide de Facebook sur la convention de nommage des fichiers SubRip. Pour la mise en ligne d'une vidéo complète, du script à la publication, notre guide pas à pas d'une vidéo YouTube reprend chaque étape dans l'ordre.
Importer ou générer un SRT dans l'éditeur en ligne
L'éditeur d'EasyVids traite les sous-titres dans un panneau dédié. Vous pouvez soit importer un fichier que vous avez déjà, soit demander la transcription de la bande son du montage en cours, en laissant la langue se détecter automatiquement ou en la choisissant dans une liste. Le résultat suit exactement le même chemin dans les deux cas. Si vous découvrez cet outil, notre guide du montage vidéo en ligne présente les pistes, la timeline et l'export dans lesquels ces sous-titres viennent se poser.
- Les formats acceptés à l'import sont le SRT et l'ASS.
- Chaque bloc du fichier devient un élément de texte indépendant, sur une piste dédiée placée au-dessus des autres.
- Les sous-titres arrivent centrés en bas de l'image, en blanc et en gras, avec un retour à la ligne calculé pour ne pas déborder de la largeur utile du cadre.
- Comme ce sont des éléments de la timeline, vous les déplacez, vous les rallongez et vous corrigez leur texte un par un.
- Les blocs mal formés sont ignorés et comptés : le panneau vous indique combien d'entrées ont été écartées, ce qui vous met tout de suite sur la piste du problème.
- Les sous-titres validés partent dans l'export, incrustés dans l'image.
La transcription du montage est un traitement effectué sur nos serveurs, facturé à la durée du son analysé ; le détail des formules figure sur la page des tarifs, qui reste la seule source à jour. L'import d'un fichier que vous apportez, lui, ne consomme rien : c'est une simple lecture de texte dans votre navigateur.
Questions fréquentes
Comment ouvrir un fichier SRT ?
Avec n'importe quel éditeur de texte : le Bloc-notes sous Windows, TextEdit sur Mac en mode texte brut, ou l'éditeur de code de votre choix. Évitez les traitements de texte qui enregistrent dans un format propriétaire. Si le fichier ressort autrement qu'en texte brut avec l'extension .srt, plus aucun lecteur ne saura le lire.
Quelle différence entre un fichier SRT et un sous-titre incrusté ?
Le fichier SRT reste séparé de la vidéo : le spectateur l'active ou le coupe, les moteurs de recherche en lisent le contenu, et sa traduction ne demande aucun nouvel export. Un sous-titre incrusté est peint dans les pixels de l'image : il s'affiche toujours, sur toutes les applications, même celles qui ne gèrent aucun fichier de sous-titres, mais il ne se retire plus et ne se traduit plus.
Pourquoi mes accents s'affichent-ils en symboles ?
Le fichier n'est pas enregistré en UTF-8. Rouvrez-le, choisissez Enregistrer sous, sélectionnez UTF-8 sans marque d'ordre d'octets, puis réimportez-le. Si les caractères sont déjà abîmés dans la fenêtre de votre éditeur, repartez du fichier d'origine plutôt que de corriger les mots un par un : la conversion inverse rate presque toujours quelque chose.
Peut-on mettre du gras ou de la couleur dans un fichier SRT ?
Le format ne prévoit rien de tel, et les plateformes qui l'acceptent ignorent en général tout balisage ajouté à la main. Si vous tenez à un style précis, incrustez les sous-titres dans l'image au moment du montage, ou passez à un format qui porte le style, après avoir vérifié que votre destination sait le lire.
Combien de temps un sous-titre doit-il rester à l'écran ?
Le temps de le lire sans effort, ce qui dépend du nombre de mots plutôt que d'une durée fixe. Un bloc très court supporte un peu plus d'une seconde, un bloc de deux lignes pleines en demande trois ou quatre. Le meilleur test reste de regarder la vidéo entière sans jamais mettre en pause. D'autres réponses sur l'usage de la plateforme sont regroupées dans la foire aux questions.
Un fichier SRT ne demande ni logiciel coûteux ni compétence rare : un numéro, deux horodatages, du texte, une ligne vide, et un enregistrement en UTF-8. Tout le reste est une affaire de rigueur, et cette rigueur se transforme en confort pour votre audience, dont une large part regarde sans le son. Préparez votre fichier, testez-le sur une plateforme avant de le diffuser partout, et gardez toujours la version texte de côté pour vos traductions. Pour importer un SRT sur un montage, générer une transcription ou incruster des sous-titres avant publication, la création d'un compte ouvre l'éditeur en ligne, et le reste de nos articles vous attend sur le blog.
