Vous publiez une vidéo sur votre page, et elle s'affiche minuscule au milieu du fil. Ou le téléversement échoue sans autre explication qu'un message générique. Ou votre phrase la plus importante se retrouve cachée derrière l'en-tête de la publication. Le format vidéo LinkedIn n'a rien de mystérieux : il tient dans une poignée de valeurs, un rapport d'image, une définition en pixels, une durée, un poids de fichier. Un seul écart suffit pourtant à gâcher une vidéo par ailleurs réussie.
LinkedIn est, de toutes les grandes plateformes, celle qui documente le mieux ce qu'elle accepte. Ses limites sont publiées, chiffrées, et elles bougent peu. Cette page les rassemble telles qu'elles figurent dans le centre d'aide de LinkedIn, puis explique ce qu'il faut en faire au moment de composer la vidéo, parce que passer le contrôle technique n'a jamais suffi à être regardé. Pour les autres réseaux, notre fiche des tailles et des durées plateforme par plateforme reprend les mêmes repères. Valeurs relevées en août 2026.
La réponse courte
Exportez en MP4, vidéo H.264, son AAC. Pour le fil, visez le 1080 x 1350 en 4:5, ou le 1080 x 1080 en 1:1 si vous préférez un cadre neutre réutilisable ailleurs. Gardez le 1920 x 1080 en 16:9 pour ce qui se regarde sur un ordinateur : rediffusion de webinaire, démonstration d'un outil à l'écran, entretien filmé. Le 1080 x 1920 vertical s'adresse au fil vidéo de l'application mobile. Côté limites, le centre d'aide de LinkedIn indique un fichier de 75 Ko à 5 Go, une durée de 3 secondes à 10 minutes, une définition comprise entre 256 x 144 et 4096 x 2304 pixels et un rapport d'image situé entre 1:2.4 et 2.4:1. Une contrainte pèse plus lourd que toutes les autres : la lecture démarre sans le son.
L'enveloppe technique publiée par LinkedIn
Une plateforme n'accepte pas « une vidéo », elle accepte un fichier qui tient dans une enveloppe de valeurs. Celle de LinkedIn est large, et c'est plutôt confortable : la quasi totalité des exports courants y entrent sans réglage particulier. Les rares refus viennent presque toujours du même endroit, un conteneur qui n'est plus supporté ou une durée hors bornes. Voici cette enveloppe, telle qu'elle est documentée pour les vidéos publiées depuis une page.
- Durée : de 3 secondes à 10 minutes.
- Poids du fichier : de 75 Ko à 5 Go.
- Définition : de 256 x 144 à 4096 x 2304 pixels.
- Rapport d'image : de 1:2.4 à 2.4:1, ce qui couvre le paysage, le carré, le portrait et le vertical plein écran.
- Cadence : de 10 à 60 images par seconde.
- Débit : de 192 kbit/s à 30 Mbit/s.

Deux précisions valent d'être ajoutées. Le conteneur d'abord : d'après le centre d'aide de LinkedIn, les fichiers AVI et QuickTime, dont le MOV, ne sont plus acceptés. Le piège est classique pour qui exporte depuis un logiciel de montage réglé par défaut sur le MOV. Le contexte ensuite : les campagnes sponsorisées obéissent à leurs propres spécifications, publiées séparément dans la documentation publicitaire de LinkedIn. Si vous préparez une annonce payante, c'est cette page là qu'il faut ouvrir, pas celle des publications organiques.
Les quatre cadres, et celui qui occupe vraiment le fil
La plage acceptée est si large que la vraie question n'est pas « est ce que ça passe » mais « qu'est ce que ça occupe ». Sur un téléphone, un 16:9 posé dans un fil vertical ne prend qu'une bande étroite au milieu de l'écran, entourée de texte et d'interface. Le même contenu en 4:5 couvre presque deux fois plus de surface, et retient donc l'œil plus longtemps pendant le défilement. À contenu identique, le choix du cadre change l'exposition avant même de changer la qualité.

- 16:9, en 1920 x 1080 : rediffusion de webinaire, démonstration d'un logiciel, entretien à deux. Le seul cadre où un partage d'écran reste lisible.
- 1:1, en 1080 x 1080 : le passe-partout. Correct sur ordinateur comme sur mobile, et réutilisable ailleurs sans recadrage.
- 4:5, en 1080 x 1350 : le meilleur compromis entre surface occupée dans le fil et confort de lecture. Le cadre à choisir par défaut pour une vidéo pensée pour le mobile.
- 9:16, en 1080 x 1920 : le plein écran vertical, taillé pour le fil vidéo dédié que LinkedIn a déployé dans son application mobile à partir de 2024.
Un point mérite d'être posé clairement : recadrer après coup ne rattrape rien. Passer un 16:9 en 4:5 supprime une large part de la largeur, donc le sujet lui même s'il n'était pas parfaitement centré, et les incrustations de texte sortent du cadre. Le format se décide avant la première image, jamais à l'export. Quand une vidéo existante doit vraiment être déclinée, mieux vaut la reprendre plan par plan et repositionner ce qui compte, une manipulation que détaille notre guide du montage vidéo dans le navigateur.
La lecture démarre sans le son, et tout découle de là
D'après le centre d'aide de LinkedIn, les vidéos du fil se lancent automatiquement en silence. Votre lecteur voit donc des images animées avant d'entendre quoi que ce soit, et il décide en une ou deux secondes s'il active le son. Une vidéo dont le message repose uniquement sur la voix off ne dit strictement rien à la majorité des personnes qui la croisent.
La parade tient en deux gestes. Le premier consiste à incruster les sous-titres dans l'image, pour qu'ils survivent au téléchargement comme au repartage. Le second consiste à joindre un fichier SRT à la publication, ce que LinkedIn permet, afin que le texte reste propre et sélectionnable. Les deux se fabriquent automatiquement à partir de la bande son, comme l'explique notre guide des sous-titres automatiques. Ajoutez un titre à l'écran dès la première seconde : c'est souvent la seule phrase réellement lue.
Ce que le lecteur voit avant d'avoir décidé de regarder
Le fichier ne fait qu'une partie du travail. Une publication vidéo se joue aussi dans trois éléments qui l'entourent, et que l'on néglige presque toujours : la toute première image, les deux premières lignes de la légende, et la place laissée libre par l'interface.

À l'arrêt, c'est la première image du fichier qui sert de vignette, sauf si vous choisissez une couverture au moment de publier. Un fondu au noir ou un logo animé qui démarre sur fond vide vous garantit donc une vignette vide, et une publication qui passe inaperçue. Commencez sur une image pleine, avec un visage ou une phrase lisible. Quant au texte incrusté, gardez le dans le tiers central du cadre : le haut porte l'en-tête de la publication, le bas les réactions et les boutons.
Durée : la limite haute et la durée qui tient l'attention
Le plafond documenté est de 10 minutes, mais il ne dit rien de ce qui fonctionne. LinkedIn recommande depuis plusieurs années de rester court sur les objectifs de notoriété, en visant la trentaine de secondes. La logique est simple : une vidéo croisée dans un fil professionnel est rarement regardée en entier, et une promesse tenue en trente secondes vaut mieux qu'une démonstration de trois minutes abandonnée à la première.
Deux durées fonctionnent bien en pratique. La vidéo courte, entre 30 et 60 secondes, pour une idée unique : une annonce, un résultat, un conseil précis. Et le format long assumé, entre 3 et 8 minutes, pour un cas client, une explication technique ou une rediffusion, à condition que les premières secondes annoncent clairement ce que l'on va apprendre. Un repère utile pour calibrer le script : sur nos générations, une minute de voix off représente environ 150 mots. Une vidéo de 45 secondes tient donc dans une centaine de mots, pas davantage.
Les réglages d'export qui passent partout
Une fois le cadre choisi, l'export se règle une bonne fois. Ces valeurs conviennent à LinkedIn et restent valables sur les autres réseaux, ce qui évite d'entretenir un réglage différent par plateforme.
- Conteneur MP4, vidéo H.264, audio AAC : le dénominateur commun accepté partout.
- Définition 1080p dans le cadre retenu. Le 4K entre dans la plage acceptée, mais n'apporte rien de visible dans un fil pour un fichier bien plus lourd.
- Cadence d'origine : 24, 25 ou 30 images par seconde. Convertir une cadence introduit des saccades sans aucun gain de qualité.
- Débit autour de 8 Mbit/s en 1080p, largement dans la plage acceptée, suffisant pour que les mouvements rapides ne se délitent pas.
- Sous-titres incrustés, complétés par un fichier SRT joint à la publication.
- Aucun filigrane sur l'image : sur une page d'entreprise, une marque d'outil incrustée dans un coin abîme la crédibilité de la publication.
Produire une vidéo LinkedIn sans caméra ni équipe
Sur LinkedIn, la difficulté est rarement technique. Elle consiste à produire assez régulièrement pour exister dans le fil. C'est là qu'un studio en ligne change quelque chose : le format se choisit avant la génération, et il s'applique à toutes les images et à toutes les vidéos de la production, ce qui supprime purement et simplement le recadrage de fin de chaîne. Sur EasyVids, le Réalisateur propose le 16:9, le 9:16 et le 1:1 dès l'écran de départ, et notre guide du générateur vidéo IA reprend la chaîne complète, du script au montage.
L'éditeur en ligne prend le relais pour la mise au format fine. Les tailles de projet courantes sont proposées telles quelles, du 1920 x 1080 au 1080 x 1920 en passant par le carré, et une taille libre au pixel près permet de composer le 1080 x 1350 en 4:5 que le fil affiche si bien. La transcription se fait dans le navigateur et fournit les sous-titres, exportables en SRT. L'export produit un MP4, avec plusieurs niveaux de qualité et une cadence au choix, sans marque incrustée sur l'image, sujet que détaille notre guide pour exporter des vidéos IA sans filigrane. Le détail des formules se trouve sur la page des tarifs.
Les erreurs de format qui reviennent le plus
- Exporter en MOV depuis un logiciel de montage, puis découvrir au téléversement que ce conteneur n'est plus accepté.
- Publier un 16:9 pour un contenu pensé pour le mobile, alors qu'un 4:5 occupe bien plus de surface dans le fil.
- Placer le texte important en bas de l'image, là où les réactions et les boutons le recouvrent.
- Laisser un fondu au noir en première image, donc une vignette vide quand la vidéo est à l'arrêt.
- Compter sur la voix off seule, alors que la lecture démarre en silence.
- Recadrer un export déjà compressé au lieu de repartir du fichier maître : la deuxième compression se voit à l'image.
- Dépasser 10 minutes sans découper, et rester bloqué au moment de publier.
Ces valeurs changent : datez votre fiche
Aucune fiche de spécifications ne reste juste éternellement. LinkedIn a retiré des conteneurs qu'il acceptait auparavant, et son fil vidéo mobile a changé la place du vertical en quelques saisons. Les valeurs de cette page ont été relevées dans le centre d'aide de LinkedIn en août 2026. Avant une publication qui compte vraiment, ouvrez cette page officielle et vérifiez seulement les deux ou trois valeurs dont vous dépendez : la durée, le poids et le conteneur. Pour la façon dont nos propres exports s'articulent avec ces contraintes, la foire aux questions traite les cas les plus fréquents.
Questions fréquentes
Quelle est la taille idéale d'une vidéo LinkedIn ?
Pour une vidéo pensée pour le mobile, 1080 x 1350 en 4:5. Ce cadre occupe plus de hauteur qu'un carré tout en restant une publication de fil classique. Si votre audience regarde surtout depuis un ordinateur, ou si la vidéo montre un partage d'écran, restez en 1920 x 1080.
LinkedIn accepte-t-il les vidéos verticales en 9:16 ?
Oui. Le rapport accepté va de 1:2.4 à 2.4:1, ce qui inclut largement le 9:16. Le vertical plein écran prend tout son sens dans le fil vidéo de l'application mobile. Dans le fil classique, le 4:5 reste plus confortable à lire, surtout quand la vidéo porte du texte à l'écran.
Quelle est la durée maximale d'une vidéo sur LinkedIn ?
Dix minutes pour une publication depuis une page, avec un plancher de 3 secondes, d'après le centre d'aide de LinkedIn. Les formats sponsorisés relèvent d'une autre documentation. Au delà de dix minutes, découpez en plusieurs épisodes : cela vaut de toute façon mieux qu'une seule vidéo trop longue.
Pourquoi ma vidéo est-elle refusée au téléversement ?
Trois causes couvrent presque tous les cas : un conteneur qui n'est plus accepté, le MOV en tête, une durée en dehors des bornes, ou un rapport d'image trop extrême, au delà de 2.4:1. Réexportez en MP4, H.264, AAC, dans l'un des quatre cadres courants, et le blocage disparaît.
Faut-il vraiment des sous-titres sur une vidéo LinkedIn ?
Oui, sans hésitation. La lecture démarre sans le son dans le fil. Sans texte à l'écran, votre message ne parvient qu'aux personnes qui activent le son, une minorité. Incrustez les sous-titres dans l'image, et joignez en plus un fichier SRT à la publication.
Le format ne rend pas une vidéo bonne, mais il l'empêche d'être vue quand il est faux. Décidez du cadre avant d'écrire la première phrase, composez dans le tiers central, écrivez ce que vous dites, exportez en MP4. Le reste appartient à votre sujet et à votre façon de le raconter. Pour produire votre prochaine vidéo au bon format dès la génération, la création d'un compte ouvre le studio complet, et le studio EasyVids réunit la génération, le montage et les sous-titres au même endroit.
