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Montage et sous-titres14 août 2026 · 13 min de lecture

Sous-titres Instagram Reels : les régler pour qu'ils soient lus

Sous-titres Instagram Reels : les régler pour qu'ils soient lus

Vous publiez un reel, vous l'ouvrez sur votre téléphone pour vérifier, et la dernière ligne de texte a disparu derrière votre pseudo. Les sous-titres Instagram Reels sont rarement illisibles parce que la transcription est mauvaise. Ils le sont parce qu'ils sont posés trop bas, écrits trop petit, ou laissés en blanc sur une image claire. Dans l'éditeur, tout allait bien. Sur l'écran du spectateur, l'application pose sa propre couche par dessus votre image.

Trois décisions suffisent à régler le problème une fois pour toutes : la position, la taille, le contraste. Elles se prennent au montage, pas après la publication, parce qu'aucune d'elles ne se rattrape depuis l'application. Ce guide donne un repère chiffré pour chacune, et nomme les règles de plateforme quand elles existent. Si la transcription elle même vous pose encore question, notre guide des sous-titres automatiques couvre l'étape d'avant : obtenir un texte calé sur la voix, puis le relire.

La réponse courte

Gardez le bloc de sous-titres dans la bande comprise entre 55 % et 75 % de la hauteur de l'image, centré horizontalement : au dessus, vous barrez les visages, en dessous, vous passez sous l'interface de l'application. Donnez au texte un corps de police proche de 5,5 % de la hauteur, soit environ 105 pixels sur une vidéo de 1080 par 1920. Ajoutez un contour noir épais ou un fond opaque, jamais du blanc nu. Coupez les cartons à sept mots au maximum, sur deux lignes au plus, et laissez chacun au moins une seconde à l'écran. Ces quatre réglages font l'essentiel du travail.

Ce que l'interface recouvre, et que votre éditeur ne montre pas

Un reel s'affiche en plein écran, mais il n'est jamais seul à l'écran. En bas à gauche, l'application empile le nom du compte, la légende et le titre du son. En bas à droite, la colonne des boutons : mention j'aime, commentaire, partage, options. Tout en bas, la barre de navigation de l'application, et sur beaucoup d'appareils la barre système du téléphone par dessus. En haut, l'heure et l'encoche. Votre vidéo occupe bien toute la surface, mais votre texte n'a droit qu'à une bande centrale.

Ce découpage n'est pas une opinion de monteur. Meta publie, dans son guide des formats publicitaires, des zones sûres pour ses placements verticaux : elle demande de laisser le haut et le bas de l'image libres de texte et de logos, précisément parce que l'interface s'y superpose. La consigne est écrite pour une publicité, mais la surface d'affichage est la même pour une publication ordinaire. Il n'y a aucune raison de s'en écarter.

Zone sûre d'une vidéo verticale 9:16 : 15 % réservés en haut, 25 % en bas, et la bande de pose des sous-titres entre 55 et 75 % de la hauteur
La position d'usine d'un sous-titre tombe pile dans la zone recouverte par l'application.

Le piège tient à un détail d'outil : votre éditeur affiche l'image nue. Rien ne vous prévient que la ligne posée à deux doigts du bas passera derrière un bouton. C'est pour cette raison qu'un repère de cadrage affiché par dessus l'aperçu vaut mieux qu'un coup d'oeil à l'estime, et qu'une lecture sur un vrai téléphone vaut mieux que les deux.

La zone sûre d'un reel, en chiffres

Une toile de 1080 par 1920 pixels donne des marges faciles à retenir. Les valeurs ci dessous sont des repères de travail : élargissez les si vous écrivez une légende longue, qui s'affiche sur plusieurs lignes, ou si vous collez des autocollants dans le bas de l'image.

  • En haut, réservez environ 15 % de la hauteur, soit 290 pixels. Aucun mot important ne monte jusque là.
  • En bas, réservez au moins 25 % de la hauteur, soit 480 pixels. C'est de très loin la zone la plus encombrée.
  • Sur les côtés, laissez 6 % de la largeur libre de chaque côté, soit 65 pixels, pour absorber les différences d'écran.
  • La bande de pose d'un sous-titre se situe entre 55 % et 75 % de la hauteur en partant du haut, centrée.
  • Sur une vidéo horizontale recadrée en vertical, appliquez ces marges après le recadrage, jamais avant.

Un dernier repère utile : ne collez pas le texte contre la limite basse. Un carton de deux lignes descend plus bas qu'un carton d'une ligne, et c'est toujours la ligne de trop qui se retrouve derrière la légende. Réglez la position sur le cas le plus long de votre vidéo, pas sur le plus court.

La taille : le réglage le plus souvent trop timide

Un sous-titre de reel n'est pas un sous-titre de film. Il est lu sur un écran tenu à bout de bras, souvent en marchant, souvent dans la fraction de seconde qui précède un coup de pouce vers le haut. Les tailles par défaut de beaucoup d'outils viennent du monde de la télévision, où l'écran est grand et le spectateur assis. Reprises telles quelles sur un fil vertical, elles produisent un texte que personne ne lit.

Le repère qui fonctionne : un corps de police compris entre 5 % et 6 % de la hauteur de l'image. Sur une toile de 1080 par 1920, cela donne environ 100 à 115 pixels. C'est exactement ce que l'éditeur EasyVids applique quand il pose une piste de sous-titres : un dix-huitième de la hauteur de l'image, avec un retour à la ligne automatique dès qu'une ligne dépasse 80 % de la largeur. Deux lignes au maximum, jamais trois. Le rapport entre la taille du texte et le cadre est aussi traité dans notre guide des formats et ratios par plateforme, qui vaut le détour si vous publiez la même vidéo à plusieurs endroits.

Le contrôle le plus fiable ne coûte rien. Réduisez l'aperçu de votre éditeur à la largeur d'un téléphone, ou exportez et regardez le fichier sur le vôtre. Un texte qui demande un effort à cette taille est un texte trop petit, quelle que soit la valeur affichée dans le panneau de réglages.

Le contraste : ce qui rend un sous-titre lisible sur n'importe quelle image

Le blanc pur posé sur une image qui change est le pire choix possible, et c'est pourtant le réglage d'usine à peu près partout. Un plan de ciel, un mur clair, une capture d'écran surexposée, et la ligne devient invisible pendant deux secondes. Deux secondes suffisent à perdre une phrase, et une phrase perdue suffit à faire défiler.

Les règles d'accessibilité du web publiées par le W3C sous le nom de WCAG fixent un rapport de contraste minimum de 4,5 pour 1 entre un texte courant et son fond, et de 3 pour 1 pour un grand texte. Une vidéo n'est pas une page web : son fond change à chaque image, ce qui rend ce calcul impossible à tenir plan par plan. D'où la méthode employée partout ailleurs, qui consiste à ne pas dépendre du fond du tout. On fabrique le contraste au lieu de l'espérer.

Trois techniques y parviennent, de la plus discrète à la plus lourde. Le contour noir épais détache la lettre sans masquer l'image : c'est le choix par défaut des vidéos verticales. L'ombre portée nette, sans flou, décalée de quelques pixels, est plus douce mais moins fiable sur une image chargée. Le fond opaque, une barre sombre derrière le texte, est imbattable en lisibilité et coûte de la surface d'image. L'éditeur EasyVids réunit ces traitements dans sa galerie de styles de texte, avec des intitulés qui disent ce qu'ils font : contour net, gras ombré, encadré noir, sous-titre TV.

Quatre types de fond vidéo et le traitement de sous-titre adapté à chacun : blanc simple, contour noir, fond opaque, ombre portée nette
Le traitement se choisit d'après la nature des plans, pas d'après le goût du moment.

La police : ce qui tient encore à petite taille

Une police fine, condensée ou très dessinée perd ses lettres dès qu'elle est réduite à la largeur d'un téléphone. Pour un sous-titre de reel, préférez une sans serif large et grasse, avec des lettres nettement séparées les unes des autres. Les italiques et les écritures manuscrites se réservent à un mot d'accent, jamais à une phrase entière. L'éditeur donne accès aux polices du système et à un large catalogue de polices Google, ce qui laisse de quoi faire sans rien installer.

Un détail qui compte plus qu'il n'en a l'air : les majuscules intégrales se lisent un peu plus lentement que le mélange habituel de majuscules et de minuscules, parce que l'oeil reconnaît la silhouette d'un mot avant d'en lire les lettres. Gardez donc les capitales pour les deux ou trois mots que vous voulez marteler dans la vidéo, et écrivez le reste normalement.

Combien de mots par carton, et combien de temps à l'écran

Un carton trop long ne se lit pas, il se saute. Le guide de style de sous-titrage de Netflix, qui sert de référence à beaucoup de studios, fixe pour le français une limite de 42 caractères par ligne et une vitesse de lecture de 17 caractères par seconde pour un programme destiné aux adultes. Ces valeurs sont pensées pour un téléviseur et un spectateur assis. Sur un fil vertical consulté debout, on descend encore.

En pratique : sept mots au maximum par carton, une ou deux lignes, et une durée d'affichage qui ne descend jamais sous une seconde, même pour un carton de trois mots. C'est la contrainte que la transcription d'EasyVids applique quand elle découpe un audio, avec des horodatages calés sur le moment où les mots sont réellement prononcés. Ceux qui veulent pousser le rythme plus loin trouveront la mécanique complète du découpage animé mot à mot dans notre article dédié à ce style.

Sous-titres incrustés ou sous-titres de la plateforme

Instagram génère ses propres sous-titres automatiques sur les reels, et son centre d'aide décrit le réglage qui permet de les désactiver, pour le compte entier ou pour une publication précise. Ils ont un avantage réel : ils arrivent sans travail de votre part et servent les spectateurs qui regardent sans le son. Ils ont trois défauts : vous ne choisissez ni leur position, ni leur style, ni leur découpage, et ils ne suivent pas votre vidéo quand vous la republiez ailleurs.

Un sous-titre incrusté, lui, fait partie de l'image. Il ne peut pas être désactivé par accident, il s'affiche à l'identique partout, et il survit à un réenregistrement du fichier. Le prix à payer : il n'est ni sélectionnable, ni traduisible automatiquement, et il n'aide pas les lecteurs d'écran. La pratique la plus solide consiste à incruster pour le rendu visuel et à conserver à côté un fichier SRT relu, à déposer sur les plateformes qui l'acceptent et à réutiliser pour vos traductions.

Le recadrage, ou pourquoi le bas de l'image disparaît deux fois

Une vidéo verticale n'est pas toujours affichée en entier. Instagram a annoncé début 2025 le passage de la grille des profils du carré à un format vertical 4:5 : l'aperçu de votre reel dans votre grille est donc un recadrage de votre image 9:16, qui perd du haut et du bas. Le même principe vaut pour les aperçus affichés ailleurs dans l'application.

La conséquence pour les sous-titres est directe. Une phrase posée dans les derniers 20 % de l'image peut être absente de l'aperçu alors qu'elle est bien présente dans la vidéo. Si votre premier carton porte la promesse de la vidéo, ce qui est souvent le cas, placez le vers le centre plutôt qu'en bas. Et vérifiez toujours l'image de couverture à part : elle subit le même recadrage.

Régler ses sous-titres Instagram Reels dans l'éditeur, étape par étape

L'éditeur en ligne d'EasyVids fonctionne dans le navigateur, sans installation, et traite les sous-titres comme une piste à part entière : une piste de texte posée au dessus de la vidéo, avec un élément indépendant par réplique. Chaque carton se déplace, s'allonge et se restyle sans toucher aux autres, ce qui change tout quand une seule ligne pose problème.

  • Choisissez la toile 1080 par 1920 avant d'importer quoi que ce soit : recadrer après coup déplace tous les textes.
  • Générez les sous-titres depuis la piste audio du projet, ou importez un fichier .srt ou .ass déjà prêt.
  • Laissez la détection de langue faire son travail, ou choisissez la vôtre parmi les neuf langues reconnues.
  • Relisez avant de styler. Les noms propres, les sigles et les chiffres sont ce qu'une transcription rate le plus souvent, quel que soit l'outil.
  • Sélectionnez la piste de texte et remontez la : la position d'usine laisse une marge basse de 5 % de la hauteur, parfaite pour un fichier vidéo classique, beaucoup trop basse pour un reel.
  • Appliquez un style de la galerie, contour net sur des images variées, encadré noir sur des plans très chargés.
  • Affichez la grille de repères par dessus l'aperçu pour contrôler que rien ne descend dans le quart bas.
  • Exportez, puis regardez le fichier sur un téléphone avant de publier.
Les six gestes pour régler des sous-titres de vidéo verticale dans un éditeur en ligne : toile, transcription, relecture, position, style, contrôle
L'ordre compte : la position se règle après la relecture, jamais avant.

La transcription est réalisée côté serveur et facturée à la durée de l'audio traité, le détail des formules est sur la page des tarifs. L'import d'un fichier de sous-titres, lui, ne consomme rien : si vous disposez déjà d'un SRT relu, c'est le chemin le plus rapide vers une piste propre.

Les erreurs qui reviennent le plus

Sur les projets verticaux qui passent entre nos mains, les mêmes défauts reviennent, et chacun se corrige en moins d'une minute une fois qu'on l'a vu.

  • Le bloc de texte laissé à sa position d'usine, donc collé au bas de l'image et recouvert dès la publication.
  • Du blanc pur sans contour ni fond, parfait sur le plan de test, illisible dès qu'une image devient claire.
  • Des cartons de douze mots sur trois lignes, qui masquent un tiers de l'image et ne se lisent pas.
  • Une police fine choisie sur un grand écran, invisible sur un téléphone tenu à bout de bras.
  • Des cartons qui se remplacent plus vite que l'oeil ne suit, ce qui donne un texte qui clignote.
  • Aucune relecture, et un nom propre écorché dans les trois premières secondes de la vidéo.

Questions fréquentes

Instagram ajoute-t-il des sous-titres automatiquement ?

Oui. D'après le centre d'aide d'Instagram, les reels reçoivent des sous-titres générés automatiquement, et un réglage permet de les désactiver pour le compte ou pour une publication donnée. Ils dépannent, mais vous ne maîtrisez ni leur position, ni leur style, ni leur découpage : pour une vidéo travaillée, un sous-titre incrusté reste plus sûr.

À quelle hauteur faut-il placer les sous-titres d'un reel ?

Entre 55 % et 75 % de la hauteur de l'image en partant du haut, centrés horizontalement. Plus haut, vous entrez dans la zone des visages et du cadrage principal. Plus bas, vous passez derrière la légende, la colonne des boutons et la barre de navigation.

Quelle taille de police pour des sous-titres sur mobile ?

Un corps de police d'environ 5 à 6 % de la hauteur de l'image, soit une centaine de pixels sur une toile de 1080 par 1920. Le test décisif ne se fait pas dans l'éditeur : exportez et lisez la vidéo sur un téléphone, à la distance où vous consultez le vôtre.

Faut-il un fond derrière le texte, ou un contour suffit-il ?

Un contour noir épais suffit dans la grande majorité des cas et masque beaucoup moins l'image. Passez au fond opaque quand les plans sont très chargés ou très clairs : une foule, un ciel, une capture d'écran, un document filmé.

Peut-on importer un fichier SRT existant dans l'éditeur ?

Oui. L'éditeur EasyVids lit les fichiers .srt et .ass et pose chaque réplique sur une piste de texte dédiée, avec ses horodatages d'origine. Vous gardez ensuite la main sur la position, la taille et le style, réplique par réplique si nécessaire.

Des sous-titres qui se lisent ne demandent aucun talent particulier : une position remontée, une taille assumée, un contraste fabriqué, des cartons courts. Quatre décisions prises une fois, puis réutilisées sur toutes vos vidéos suivantes. Pour les appliquer sans installer de logiciel, créez un compte et ouvrez une vidéo dans l'éditeur : la piste de sous-titres se pose en une action, le reste n'est que réglage. Le studio EasyVids réunit au même endroit l'écriture, la voix, le montage et l'export.

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