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Montage et sous-titres15 août 2026 · 14 min de lecture

Sous-titres YouTube Shorts : des sous-titres lisibles en format vertical

Sous-titres YouTube Shorts : des sous-titres lisibles en format vertical

Vous publiez un Short, vous l'ouvrez sur votre téléphone pour vérifier, et la dernière ligne de texte est passée derrière le titre de la vidéo. Les sous-titres YouTube Shorts posent un problème que les vidéos horizontales ne connaissent pas : l'image occupe tout l'écran, mais le lecteur pose sa propre couche par dessus, en bas et sur toute la colonne de droite. Dans votre éditeur, la phrase était parfaitement centrée. Sur l'écran du spectateur, elle est à moitié cachée.

Une fois la vidéo en ligne, le rattrapage n'existe pas : un texte incrusté fait partie de l'image, il ne se déplace plus. Tout se joue donc au montage, autour de trois décisions, la position, la largeur et le contraste, plus une quatrième que YouTube est presque seul à récompenser. Ce guide donne un repère chiffré pour chacune. Si c'est la transcription elle même qui vous freine, notre guide des sous-titres automatiques traite l'étape d'avant : obtenir un texte calé sur la voix, puis le relire.

La réponse courte

Gardez le bloc de sous-titres entre 55 % et 75 % de la hauteur de l'image, centré, et ne lui laissez pas plus de 70 % de la largeur : la colonne de boutons de droite monte très haut sur un Short. Donnez au texte un corps proche de 5,5 % de la hauteur, soit environ 105 pixels sur une toile de 1080 par 1920. Fabriquez le contraste avec un contour noir épais ou un fond opaque plutôt que de compter sur du blanc nu. Coupez les cartons à sept mots au maximum, sur deux lignes au plus. Puis déposez en plus un vrai fichier de sous-titres sur la vidéo, parce que ce fichier, lui, sert à autre chose qu'à être lu à l'écran.

Ce que le lecteur pose par dessus votre image

Un Short s'affiche en plein écran, et c'est exactement ce qui trompe. Sur la droite, une colonne empile la mention j'aime, le vote négatif, les commentaires, le remix et le partage, avec la photo de la chaîne au dessus. En bas à gauche, le nom de la chaîne, le bouton d'abonnement, le titre de la vidéo et la pastille du son. Tout en bas, la barre de progression, puis la barre de navigation de l'application. Votre vidéo occupe la surface entière, votre texte n'a droit qu'à une fenêtre.

La différence avec les autres fils verticaux tient à cette colonne de droite. Elle est plus chargée qu'ailleurs, parce qu'elle porte deux boutons de vote au lieu d'un, et elle remonte jusqu'à la moitié de l'image. Un sous-titre centré sur toute la largeur passe donc sous les icônes bien avant d'atteindre le bord du cadre. Le réflexe qui règle le problème est de resserrer le bloc de texte, pas seulement de le remonter. C'est le geste que presque personne ne fait, parce qu'aucun éditeur ne le suggère.

Le piège est un défaut d'outil autant qu'un défaut de méthode : votre éditeur affiche l'image nue. Rien ne vous prévient qu'une ligne posée à cet endroit finira derrière un bouton. Un repère affiché par dessus l'aperçu vaut mieux qu'un coup d'oeil à l'estime, et une lecture sur un vrai téléphone vaut mieux que les deux. Les rapports de cadre et leurs conséquences plateforme par plateforme sont détaillés dans notre guide des formats et des ratios vidéo.

Zone sûre d'un Short vertical 9:16 : 12 % réservés en haut, 25 % en bas, une colonne de boutons sur 15 % de la largeur à droite, et la bande de pose des sous-titres entre 55 et 75 % de la hauteur
Quatre zones sont déjà prises. Le texte n'a qu'une bande, et elle n'est pas au centre de l'image.

La zone sûre d'un Short, en repères chiffrés

Les valeurs ci dessous sont des repères de travail, mesurés sur l'interface du lecteur, pas des chiffres publiés par la plateforme. Elles supposent une toile de 1080 par 1920 pixels. Élargissez les si votre titre est long : il s'affiche sur deux lignes dès qu'il dépasse une quarantaine de caractères, et il mange d'autant plus de bas de cadre.

  • En haut, laissez environ 12 % de la hauteur libre de texte, soit 230 pixels : heure de l'appareil, encoche et commandes de lecture s'y superposent.
  • En bas, réservez au moins 25 % de la hauteur, soit 480 pixels. C'est la zone la plus encombrée, et c'est là que tombent les sous-titres laissés à leur place d'usine.
  • Sur la droite, la colonne des boutons occupe environ 15 % de la largeur et remonte jusqu'à la moitié de l'image.
  • Un bloc centré ne doit donc pas dépasser 70 % de la largeur du cadre, soit environ 760 pixels, sans quoi ses extrémités passent sous les icônes.
  • La bande de pose confortable se situe entre 55 % et 75 % de la hauteur en partant du haut.
  • Sur un Short découpé dans une vidéo horizontale, appliquez ces marges après le recadrage, jamais avant.

Un dernier repère, souvent oublié : réglez la position sur le carton le plus long de votre vidéo, pas sur le premier. Un carton de deux lignes descend plus bas qu'un carton d'une ligne, et c'est toujours la ligne supplémentaire qui finit derrière le titre de la vidéo.

Deux sous-titres valent mieux qu'un, et c'est propre à YouTube

Voilà ce qui sépare vraiment un Short des autres formats verticaux. Un Short reste une vidéo YouTube ordinaire : il possède sa page, son audio, et il se gère dans le même espace que le reste de votre chaîne. D'après le centre d'aide de YouTube, les sous-titres se règlent vidéo par vidéo, depuis l'onglet dédié de chacune, et la plateforme accepte le dépôt d'un fichier dans plusieurs formats, dont le SubRip, celui qui porte l'extension .srt. Sur la plupart des autres fils verticaux, cette possibilité n'existe tout simplement pas.

Ce fichier ne sert pas seulement à afficher du texte. Il alimente la transcription de la vidéo, il peut être traduit automatiquement dans le lecteur, et il donne à la plateforme un texte propre là où elle ne dispose sinon que d'une reconnaissance vocale. Un sous-titre incrusté, lui, n'est qu'un dessin dans l'image : aucun moteur ne le lit, aucune traduction ne s'y applique. La pratique la plus solide consiste donc à faire les deux, incruster pour le rendu visuel et conserver à côté un fichier SRT relu.

Comparaison entre un sous-titre incrusté dans l'image et un fichier de sous-titres déposé sur la vidéo : apparence, republication, lisibilité par la plateforme, traduction automatique
Aucune des deux colonnes ne gagne sur toute la ligne. C'est précisément pour cela qu'on ne choisit pas.

L'objection habituelle est le temps. Elle ne tient pas longtemps. YouTube génère déjà des sous-titres automatiques par reconnaissance vocale, et son centre d'aide précise que cette génération peut manquer quand la qualité du son est mauvaise, quand plusieurs personnes parlent en même temps, ou quand la vidéo commence par une longue plage de silence. Partir de ces sous-titres automatiques et les corriger sur place prend quelques minutes pour un Short d'une minute. Ce que chaque approche coûte et rapporte vraiment est développé dans notre comparaison du texte incrusté et du fichier séparé.

La taille, la police et le contraste en format vertical

Un sous-titre de Short n'est pas un sous-titre de film. Il est lu sur un écran tenu à bout de bras, souvent en marchant, dans la fraction de seconde qui précède un geste du pouce. Les tailles par défaut de beaucoup d'outils viennent de la télévision, où l'écran est grand et le spectateur assis. Reprises telles quelles sur un format vertical, elles produisent un texte que personne ne lit.

Le repère qui fonctionne se situe entre 5 % et 6 % de la hauteur de l'image, soit 100 à 115 pixels sur une toile de 1080 par 1920. C'est la valeur que l'éditeur EasyVids applique quand il pose une piste de sous-titres : un dix-huitième de la hauteur du cadre, en gras, centré, avec un retour à la ligne automatique dès qu'une ligne dépasse 80 % de la largeur. Sur un Short, ce seuil de 80 % est justement celui qu'il faut abaisser à la main, pour la raison expliquée plus haut.

Pour la police et le contraste, deux règles suffisent. Une sans serif large et grasse tient encore à petite taille, une police fine ou condensée perd ses lettres dès que l'image est réduite. Et le blanc pur sans traitement reste le pire réglage possible, parce qu'il disparaît dès qu'un plan devient clair : un ciel, un mur blanc, une capture d'écran surexposée. Le contour noir épais est le choix par défaut du vertical, le fond opaque s'impose sur des images très chargées. L'éditeur réunit ces traitements dans une galerie de dix-huit styles de texte nommés en clair, du contour net à l'encadré noir.

Combien de mots par carton, combien de temps à l'écran

Un carton trop long ne se lit pas, il se saute. Les recommandations de sous-titrage publiées par la BBC, qui servent de référence à beaucoup de diffuseurs, fixent un maximum de 37 caractères par ligne et demandent de déplacer un sous-titre plutôt que de laisser masquer un élément important de l'image. Ces valeurs sont pensées pour un téléviseur et un spectateur assis. Sur un fil vertical consulté debout, on descend encore.

En pratique : sept mots au maximum par carton, une ou deux lignes, jamais trois. C'est exactement la contrainte que la transcription d'EasyVids applique quand elle découpe un son, avec des horodatages calés sur le moment où les mots sont réellement prononcés. Le découpage local de l'éditeur va plus loin encore et regroupe les mots par trois, avec un plancher de huit dixièmes de seconde par carton, pour éviter le clignotement quand la voix accélère.

Le reste se règle à l'oeil. Si vous devez lire vite pour suivre, le spectateur le devra aussi, et il ne fera pas l'effort. Ceux qui cherchent un rythme plus marqué trouveront la mécanique complète du découpage animé mot à mot dans notre article dédié à ce style, avec ses limites.

Le cas du Short découpé dans une vidéo horizontale

Beaucoup de Shorts ne sont pas tournés en vertical : ils sont taillés dans une vidéo horizontale existante. D'après le centre d'aide de YouTube, un Short est une vidéo verticale d'une durée maximale de trois minutes, la limite ayant été portée d'une à trois minutes en octobre 2024. Trois minutes, cela fait beaucoup de cartons, et autant d'occasions qu'une ligne tombe au mauvais endroit.

L'ordre des opérations décide de tout. Recadrez d'abord, posez les sous-titres ensuite. Un texte placé sur un cadre horizontal puis recadré en vertical se retrouve coupé sur les côtés, ou réduit à une taille ridicule. Si votre vidéo d'origine est une narration longue, la méthode de production complète est déroulée dans notre guide de la vidéo YouTube créée avec l'IA, et le découpage en extraits verticaux se fait toujours en dernier.

Autre conséquence directe : l'aperçu de votre Short dans la grille de la chaîne et dans les résultats de recherche est un recadrage de votre image verticale. Une phrase posée dans les derniers 20 % du cadre peut donc être absente de l'aperçu alors qu'elle est bien présente dans la vidéo. Si votre premier carton porte la promesse du Short, placez le vers le centre plutôt que vers le bas.

Les trois premières secondes valent le reste de la vidéo

Sur un fil vertical, le spectateur ne décide pas de regarder, il décide de ne pas faire défiler. Le premier carton de sous-titre participe à cette décision au même titre que la première image et la première phrase. Écrivez le comme une promesse, pas comme le début d'une phrase : ce que la vidéo va montrer, et non la mise en route de votre narration.

Un détail technique compte ici. Si votre vidéo commence par une seconde de silence, la reconnaissance vocale n'a rien à transcrire, et votre premier carton n'arrive qu'après. Posez alors un texte à la main sur cette première seconde, dans le même style que le reste, plutôt que de laisser un blanc au moment précis où tout se joue.

Régler ses sous-titres Shorts dans l'éditeur, étape par étape

L'éditeur en ligne d'EasyVids fonctionne dans le navigateur, sans installation. Il traite les sous-titres comme une piste à part entière : une piste de texte posée au dessus de la vidéo, avec un élément indépendant par réplique. Chaque carton se déplace, s'allonge et se restyle sans toucher aux autres, ce qui change tout quand une seule ligne pose problème.

  • Choisissez la toile 1080 par 1920 avant d'importer quoi que ce soit : l'éditeur ouvre en 1920 par 1080, et changer de cadre après coup déplace tous les textes.
  • Ouvrez le panneau Sous-titres, laissez la détection automatique de la langue ou choisissez la vôtre parmi les neuf proposées, puis lancez la génération depuis le son du projet.
  • Vous pouvez aussi importer un fichier .srt ou .ass déjà relu : chaque réplique arrive avec ses horodatages d'origine.
  • Relisez avant de styler. Les noms propres, les sigles et les chiffres sont ce qu'une transcription rate le plus, quel que soit l'outil.
  • Sélectionnez la piste de sous-titres et remontez la : la position d'usine laisse une marge basse de 5 % de la hauteur, correcte pour un fichier vidéo classique, beaucoup trop basse pour un Short.
  • Resserrez le bloc pour qu'il reste sous les 70 % de largeur, sans quoi ses extrémités passeront derrière la colonne de boutons.
  • Appliquez un style de la galerie : contour net sur des plans variés, encadré noir sur des images très chargées.
  • Affichez la grille de repères par dessus l'aperçu, réglable en lignes et en colonnes, pour contrôler qu'aucune ligne ne descend dans le quart bas.
  • Exportez en MP4, regardez le fichier sur un téléphone, publiez, puis ajoutez le fichier de sous-titres sur la vidéo.
La double chaîne d'un Short sous-titré : une transcription relue qui alimente à la fois la piste de texte incrustée et le fichier de sous-titres déposé sur la vidéo
Le même texte relu sert deux fois. La seconde voie ne coûte que quelques minutes.

La génération des sous-titres est réalisée sur nos serveurs et facturée à la durée du son traité, le détail des formules est sur la page des tarifs. L'import d'un fichier de sous-titres, lui, ne consomme rien : si vous disposez déjà d'un SRT relu, c'est le chemin le plus court vers une piste propre.

Les erreurs qui reviennent le plus

Sur les projets verticaux qui passent entre nos mains, les mêmes défauts reviennent, et chacun se corrige en moins d'une minute une fois qu'on l'a vu.

  • Le bloc de texte laissé à sa position d'usine, donc collé au bas du cadre et recouvert dès la publication.
  • Un bloc à la bonne hauteur mais trop large, dont les derniers mots passent sous la colonne de boutons.
  • Du blanc pur sans contour ni fond, parfait sur le plan de test, illisible dès qu'une image devient claire.
  • Des cartons de douze mots sur trois lignes, qui masquent un tiers de l'image et ne se lisent pas.
  • Aucun fichier de sous-titres déposé, alors que c'est le seul des deux que la plateforme sache lire.
  • Un texte incrusté qui répète mot pour mot le titre déjà affiché par l'interface, et vole une place pour rien.
  • Aucune relecture, et un nom propre écorché dans les trois premières secondes de la vidéo.

Questions fréquentes

YouTube ajoute-t-il des sous-titres automatiquement aux Shorts ?

La plateforme génère des sous-titres par reconnaissance vocale sur les vidéos dont l'audio le permet. D'après le centre d'aide de YouTube, cette génération dépend de la langue parlée, de la qualité du son et de la clarté de l'élocution, et elle peut ne pas se déclencher du tout. Ces sous-titres dépannent, mais vous ne choisissez ni leur position, ni leur style, ni leur découpage.

Faut-il incruster les sous-titres d'un Short ou déposer un fichier ?

Les deux, et pour des raisons différentes. L'incrustation garantit l'apparence et suit la vidéo partout où vous la republiez. Le fichier est le seul que la plateforme sache lire, traduire et afficher dans une transcription. Faire les deux prend quelques minutes de plus et couvre tous les cas.

À quelle hauteur placer les sous-titres d'un Short ?

Entre 55 % et 75 % de la hauteur du cadre en partant du haut, centrés horizontalement, sur une largeur qui ne dépasse pas 70 % de l'image. Plus haut, vous barrez les visages. Plus bas, vous passez derrière le titre et le bouton d'abonnement. Plus large, vous passez derrière la colonne de boutons.

Les sous-titres aident-ils un Short à être trouvé ?

Un fichier de sous-titres donne à la plateforme un texte propre associé à votre vidéo, là où elle ne dispose sinon que d'une transcription automatique. Personne d'extérieur ne peut chiffrer le poids de cet élément dans un classement, et il vaut mieux s'abstenir de le prétendre. Ce qui est certain est plus simple : une vidéo regardée sans le son se regarde plus longtemps quand elle est sous-titrée, et le temps de visionnage est au coeur de ce que YouTube met en avant dans ses explications sur les recommandations.

Peut-on réutiliser les sous-titres d'un Short ailleurs ?

Oui, si vous avez gardé le fichier. Un SRT relu se réimporte dans un éditeur, se traduit et se dépose sur une autre plateforme sans retouche. Un texte incrusté, lui, ne se récupère plus : il faudrait le retaper ligne par ligne. C'est le meilleur argument pour conserver systématiquement le fichier, même quand vous incrustez.

Des sous-titres de Short lisibles ne demandent aucun talent particulier : un bloc remonté et resserré, une taille assumée, un contraste fabriqué, des cartons courts, et un fichier déposé en plus de l'incrustation. Cinq décisions prises une fois, puis réutilisées sur tout ce que vous publiez ensuite. Pour les appliquer sans rien installer, créez un compte et ouvrez une vidéo dans l'éditeur : la piste de sous-titres se pose en une action, le reste n'est que réglage. Le studio EasyVids réunit au même endroit l'écriture, la voix, le montage et l'export.

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